Semblent un peu trop faible par rapport à la musique et aux ambiances. Toutefois rien de bien important, les différents niveaux La censure anglaise, déjà bien vivace à lépoque, ne permet pas de traduire la situation dadultère de manière trop explicite. Cependant, David Lean va contourner cette contrainte en inscrivant linterdit dans la thématique même du film. Chaque entrevue des amants se voit troublée et écourtée par un élément extérieur, quant ce nest pas la crainte dêtre aperçus par une connaissance qui gâche ces rares instants de bonheur. Ces interruptions malheureuses contribuent progressivement à la séparation du couple adultère. En tant que personnes respectables, ils ne peuvent gérer les aléas dune double vie. Le degré de gravité de ces contretemps va crescendo au fur et à mesure que le film avance : tout dabord une connaissance de Laura croisée au restaurant, puis le retour prématuré de lami dAlec à son appartement, et bien sûr la poignante séparation finale. Lunité de lieu représenté par le buffet de la gare et sa truculente tenancière illustre le sentiment de claustrophobie des amants, en montrant la limite de leurs lieux de rencontres. Il est aussi symbole de douleur, puisquil est le cadre des multiples séparations jalonnant le récit. La gare est également à limage de leur relation : un endroit de passage où lon ne sattarde pas, un lieu de brève rencontre Le Concerto pour piano n 2 de Rachmaninov, boucle musicale du film, souligne ainsi le côté répétitif et inéluctable du destin des personnages. Nomination à lOscar du Meilleur Réalisateur : David Lean des grands dramaturges de lépoque, qui lui fait tourner son premier
Bien que peu enthousiasmée par son métier et contrainte à des prises multiples de par lattitude de son partenaire à lécran, Celia Johnson restera exemplaire. Sil fut difficile à atteindre, le résultat est concluant, témoignant dune symbiose particulière entre les deux acteurs. Il se dégage du film un naturel, une forme de banalité transcendée par la poésie du point de vue de lhéroïne, validé par la spontanéité de linterprétation des deux acteurs. Brève Rencontre demeure un film très proche de Lean lhomme, une sorte de pierre dachoppement pour le reste de son oeuvre. Accessible à tous les utilisateurs pour chaque session. Le film débute en réalité avec la side story de la tenancière du buffet de la gare. Un chef de gare regarde sa montre, traverse une voie de chemin de fer, puis pénètre dans le buffet où il saccoude au bar et entre en conversation avec la tenancière. Il lui parle dun voyageur qui a voulu profiter dune première classe alors quil ny avait pas droit. Bientôt, la caméra abandonne le premier plan pour glisser ingénument sur un couple à une table, deux personnages, dabord anecdotiques, qui se révèleront être les vrais protagonistes de lhistoire. Leffet souligne la banalité de ce qui va être raconté par la suite, banalité signifiant : ce qui touchera le plus grand nombre À partir de ce moment, le second plan prend la place du premier, et inversement. Il est difficile de dénicher dans ce film le premier en couleur du réalisateur ce qui fera de David Lean le grand cinéaste britannique quil va devenir. Sous lautorité de son parrain de cinéma, le jeune metteur en scène tente de donner du corps à la pièce de Noel Coward à travers quelques mouvements de caméra, limités par le quasi huis-clos de laction, mais qui parviennent à intégrer le spectateur au coeur même de la maison principale. Impeccablement interprété, notamment par Robert Newton le Long John Silver de LIle au trésor de Byron Haskin et Celia Johnson Laura dans Brève rencontre, le film pâtit dun dialogue trop abondant et de labsence de rebondissements. Néanmoins, David Lean se montre déjà beaucoup plus à laise dans les scènes dramatiques, véritablement poignantes, que dans les séquences plus légères finalement les moins marquantes et attachantes. Le charme de cette chronique familiale sétalant sur vingt ans agit petit à petit et le portrait dressé de la petite bourgeoisie londonienne est particulièrement amer. A travers cette tranche de vie, cest le portrait de tout un pays que dépeint le cinéaste, assez peu optimiste quant à lavenir social et politique de son pays. En français messieurs french without tears de Anthony Asquith avec Ray Milland David Lean, les années 40-Dossier DVDBlu-Ray-EcranLarge.com Le film est dailleurs issu dune pièce de théâtre qui cantonnait toutes ses Nombre de fois empruntée 1 Type de document Vidéo fiction Langue anglais ; français Description physique 2 DVD 192 mn 126mn Date de publication 2002 Autre titre Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
terminée, il dresse le portrait dune famille anglaise moyenne danalyse et de gestion des statistiques dutilisation de notre site. Vous pouvez autoriser ou de refuser leurs émotions naissantes. Le film se cantonne à des lieux familiers, sans
.